Le
nom de Cazères viendrait simplement du latin " casarius "
signifiant " habitant d'une exploitation agricole ". Cazères
fût essentiellement une bastide dont il reste quelques vestiges.
Fondée en 1314 par les vicomtes du Béarn, elle mesurait 416
mètres de long et 217 mètres de large. Au milieu, il y avait
une halle ou se réunissaient les marchands le jour de la foire
qui fixait le cours des oies maigres et des porcelets.
Son église
relevait de l'abbaye de saint Jean de la castelle et avait
pour patron Saint-Barthélemy.
Le
retable du maître hôtel, en bois doré et sculpté, rappelle
le double-fait : à gauche la décapitation de saint baptiste,
à droite le martyr ou la passion de Saint-Barthélemy, écorché
vif. Toute l'histoire de l'église est dans ce rentable et
c'est ce qui fait son attrait indépendamment de sa valeur
artistique inestimable. Son histoire est riche car en 1569,
un incendie mit à mal la voûte, le mobilier et la sacristie.
Un siècle plus tard, les dégâts n'étaient pas tous réparés.
A la révolution, l'église fût profanée. Restons dans l'histoire.
L
'Adour ayant toujours été une barrière naturelle non négligeable,
l'histoire de son franchissement mériterait un ouvrage à elle
seule. Un pont de bois fut construit en 1853 mais il nécessitait
des travaux de renforcement constant.
A
cette même époque, la France connaît un bel essor économique.
En 1879, Gustave Eiffel décroche le contrat pour l'ouvrage
de Cazères… Et depuis, le 7 Novembre 2000, il est inscrit
sur l'inventaire des monuments historiques. Cazères peut se
vanter d'avoir la marche qui retentit au sein des places des
courses landaises. La marche Cazèrienne fut conçue
en 1906, versifiée par Georges Rande habitant de Cazères et
dédiée au Dr Moringlane.
Enfin,
pays de polyculture,
le
lac de la Gioule fût crée par l'homme pour irriguer les plantations,
aujourd'hui il offre une belle promenade. N'oublions pas
les sentiers pédestres.