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« Notre
Dame du Rugby »
à Larrivière Construite en 1861 sur l’emplacement
d’un ancien oratoire romain, cette chapelle partiellement détruite
doit à l’abbé DEVERT, son nouveau destin, accueillir « Notre Dame
du Rugby ». Le 16 juillet 1967 Monseigneur BEZAC évêque d’Aire et
de Dax l’inaugure en présence de plusieurs internationaux français
dont Benoît DAUGA, natif de MONTGAILLARD village voisin, la chapelle
est devenue le rendez-vous des adeptes du ballon ovale. Le lundi
de « Pentecôte », une
grande cérémonie rassemble chaque année de rudes gaillards,
des familles éprouvées, des inconditionnels. Ce site est mondialement
connu. Notre Dame du Rugby à Larrivière
attend votre visite.
La
chapelle St Amand jouxte le puits du même nom fondé
au 6ème siècle par St Amand,
évêque des gaules et de Maerestricht, parti de la
cour du Roi Dagobert, évangéliser les Vascons (Basques).
Pour remercier les basconnais de leur chaleureux accueil, il bénit
un puit dont l'eau miraculeuse avait le pouvoir de guérir
la pellagre, dermatose qui sévissait alors en Gascogne.
Cette eau , si l'on s'en réfère au nombre de personnes
qui viennent en puiser, conserve encore (et à n'en pas
douter) toutes ses vertus.
La
Fontaine du Salut à Lussagnet.
La Moule est un tout petit ruisseau qui porte un filet d'eau
à l'Adour, après avoir couru d'est en Ouest pendant une douzaine
de kilomètres. Elle se trouve, au sud du Houga, non loin de
la limite du Gers et des Landes. Sa direction lui est imposée
par la cote 180, que suit un respectable et insigne chemin de
crête où sont passés Catherine de Médicis, Charles IX, Henri
de Navarre et plus tard Louis XIV. Il joint Nogaro à Cazères,
l'Armagnac
au Marsan, aujourd'hui le Gers aux Landes. Revenons au carrefour
du Cap dou bosc (c'est le nom qu'on lui donne). Dans l'angle
Nord-Ouest des deux chemins, à une centaine de mètres de l'un
et de l'autre, cours un mince filet d'eau, presque un suintement,
la fontaine de Salut, dite aussi fontaine de Saint-Jean. C'est
une eau miraculeuse : elle passe pour guérir toutes les indispositions
qui portent en gascon le nom générique de douions :Nous les
appelons des douleurs rhumatismales. L'ancien Marsan lui envoyait
la plupart de ses fidèles, surtout les communes de Lussagnet,
du Vignau, de Cazères, de Bascons et de Castandet Fait remarquable
: elle n'acquiert de vertu que le jour du solstice d'été.
En
l'absence de documents écrits antérieurs au XVII ème siècle,
il n'est pas interdit de la faire remonter au paganisme et au
culte du Soleil, qui a persisté pendant tant de siècles sous
des formes autorisées par l'église. En
effet, il n'y a pas longtemps que la date du solstice d'été
est fixée au 21 juin et c'est le 24 juin seulement, le jour
de St-Jean-Baptiste, que nos sorcières cueillaient les simples
et que nos malades venaient se baigner à la fontaine de Salut.
Jusqu'en 1914, ce pèlerinage donnait occasion à des réjouissances
populaires qui duraient deux nuits. Dans l'après-midi du 23
juin, des aubergistes du Houga et de Cazères apportaient, non
sans risques, car les chemins étaient à peu près impraticables,
des tréteaux, des tables, des boissons, tandis que le propriétaire
faisait nettoyer l'aire sur laquelle la jeunesse allait danser.
Dans le ravin où coule la source, des ouvriers construisaient
un abri de branches semblables à ce que nous appelons le tunnel
dans une chasse aux palombes : mais une des parois était faite
de draps de lits. On y installait trois baignoires de bois,
façonnées avec des planches de hêtre. En face, le long d'un
talus vertical, trois chaudrons énormes attendaient l'eau bienfaisante.
Plus bas, dans le ravin, derrière un amas de branches et de
rondins, un bassin retenait le trop-plein. Au dernier coup de
minuit, on appelait les premiers inscrits et jusqu'au lendemain
après-midi, l'affluence était grande autour des cabanes. Si
le temps favorisait la fête, le nombre des malades dépassait
la centaine. Hommes et femmes, leur bain pris, allaient s'agenouiller
devant un petit autel de mousse et déposaient, après avoir prié,
une offrande pour les pauvres de la commune, dans un tronc dans
une assiette disposée à cet effet. Dans la matinée, on bâtissait
des fours de campagne et, à partir de dix heures, on mangeait
des omelettes aux pommes de terre et des poulets sautés arrosés
de piquepout Des jeux de toute sorte sollicitaient les oisifs,
tandis qu'un ménétrier infatigable faisait danser la jeunesse.
Le bal s'ouvrait rituellement par le rondeau des cuisinières.
L'une des mieux réussies de ces fêtes, où toutes les classes
de la population fraternisaient sans arrière-pensée, fut celle
de 1914. Un mois plus tard, c'était la guerre. Au retour, la
main-d'œuvre manquait : l'organisation des bains chauds sembla
trop difficile. Malgré l'empierrement du chemin du roi, les
aubergistes ne sont pas revenus. L'aire a été envahie par la
forêt, les grands chênes ont été abattus, le ravin était inaccessible.
Pourtant la source miraculeuse n'a pas perdu tous ses fidèles.
Chaque année, on en voit qui descendent de leur voiture portant
un seau ou un baquet. Ils tirent de l'eau, y trempent un bras,
une jambe. D'autres, avec un linge ruisselant, se frottent le
dos ou la hanche. Et ils s'en retournent guéris...